Collection Beya · N°44

Les Mystères du christianisme

APPROFONDIS RADICALEMENT ET RECONNUS PHYSIQUEMENT VRAIS

Introduction et notes de Hans van Kasteel

Les Mystères du christianisme, ouvrage anonyme publié à Londres en 1771, est un véritable ovni dans le paysage de la littérature chrétienne exégétique et hermétique.

Démoli par le célèbre encyclopédiste Diderot, et plus tard par Éliphas Lévi, le livre tomba aussitôt dans l’oubli.

Il n’en s’agit pas moins d’un véritable bijou qui, souvent avec humour, rend un émouvant hommage à la scientia perennis.

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L'ouvrage est divisé en deux parties :

– la première décrit d’abord l’essentiel de l’ancienne religion égyptienne dont Thot-Hermès est le fondateur, puis cherche à montrer en quoi la révélation mosaïque se calque exactement sur celle des Égyptiens ;

– la seconde expose la doctrine et les mystères chrétiens, plus spécifiquement catholiques, considérés comme rigoureusement conformes aux révélations antérieures.

L’auteur se réfère constamment aux saintes Écritures, mais cite aussi les alchimistes, tels que Nicolas Flamel, le Cosmopolite, Irénée Philalèthe, etc.

L’ensemble forme une immense fresque illustrant l’homogénéité des traditions religieuses et philosophiques, parmi lesquelles la gréco-romaine, basées sur la scientia perennis.

Si ce point de vue n’est évidemment pas nouveau, l’originalité de l’exposé se fonde sur deux méthodes aux allures insolites :

– une explication étymologique très originale des termes scripturaires et autres, dont le fond ne s’éloigne toutefois pas nécessairement des exégèses plus « classiques » antérieures ;

– une interprétation souvent érotique des textes et noms cités, de plus en plus osée au fil des commentaires, mais non dépourvue d’une bonne dose d’humour.

Que nos candides lecteurs ne se scandalisent pas ! Car comme l’auteur l’affirme sans détour :

« Le nom de LA VÉRITÉ déclarera, sur chaque feuillet de ce livre, qu’elle seule en a dicté le contenu à celui qui le met au jour ; il devait ce tribut à sa gloire. »

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